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Programme de prévision des risques

C'est une initiative du Bureau de recherches géologiques et minières, qui fédère autour d'un programme de recherche, les États de la Caraïbe pour appréhender les risques côtiers en lien avec le réchauffement climatique.

Ce n'est plus un secret pour personne : le niveau des océans monte et fait reculer nos littoraux. Sauf que, comme l'indique Ywenn de la Torre, directeur régional du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) de Guadeloupe, « notre île n'est pas la seule concernée par cet état de fait, toute la Caraïbe est aussi menacée par les effets du changement climatique et l'érosion des côtes ». C'est ainsi qu'est né le projet Carib Coast, un projet de recherche dont l'objectif est de « mutualiser, co-construire et diffuser les connaissances et démarches de gestion des risques côtiers dans la Caraïbe, en lien avec le changement climatique ».

Plus simplement, il s'agit d'un projet pour mieux appréhender ce qui va nous arriver et fournir des scenarii aux décideurs afin de les aider à agir en cas de problème. Le projet réunit notamment la communauté scientifique et des dirigeants des îles des Antilles, entre autres, Trinidad-et-Tobago, Porto Rico, Jamaïque et l'Association des États de la Caraïbe. « L'idée, c'est que chacun détient un morceau de connaissance, une expérience dans la gestion et la maîtrise des risque, ou des situations d'urgence », rappelle Ywenn de la Torre.

 

En 2017, la prise de conscience

Le projet sera mené grâce à un peu plus de 4 millions d'euros, dont la moitié abondée par le fonds européen Feder, pour une durée de trois ans. Avec en ligne de mire, la constitution d'un document récapitulant les bonnes pratiques, dans lesquelles pourront piocher les autorités en cas de catastrophe naturelle plus ou moins soudaine. « Notre corps de métier, c'est d'être aménageur du territoire, rappelle Sylvie Gustave Di Duflo, élue de la Région, en charge des questions environnementales.

« Nous devons aussi nous servir de ce qui ressortira pour éduquer nos populations aux risques côtiers. » L'élue milite pour mettre en place, en Guadeloupe, des « serious games », des jeux de simulation qui permettent d'entraîner les populations et ceux chargés de leur sécurité à un événement majeur. « Il faut que nous puissions anticiper tous les schémas d'évacuations dans le cadre d'un scenario catastrophe. » Avec une prise de conscience majeure de l'ensemble des territoires caribéens : l'année 2017, année terrible d'un point de vue cyclonique, qui a réveillé la peur de l'événement climatique non maîtrisé et a enclenché la volonté d'instaurer des dispositifs de résilience.

Source: France Antilles

La saison des sargasses est "en avance" selon les autorités

Les algues brunes débarquent plus tôt que prévu. C’est ce qui ressort du dernier comité de pilotage de la mission Sargasse qui a réuni ce lundi 21 janvier en sous-préfecture les services de l’Etat, les établissements publics et les collectivités locales.

Un comité de pilotage qui se réunit chaque semaine pour faire le point sur la situation qui risque bien de se dégrader dans les prochaines semaines. Au cours de cette réunion, le Préfet s’est une nouvelle fois engagé à respecter un délai de 48h pour enlever les algues brunes échouées sur le littoral.

On a également appris au cours de cette réunion l'organisation d'un grand colloque international avec la participation de plusieurs pays également impactés par le phénomène.

Une machine attendue fin 2019 début 2020

Dans ce dossier la Région Guadeloupe a lancé un appel d’offre pour la fabrication d’une machine "anti-sargasses".

AFB : Police de l'eau

Depuis un an c'est l'Agence Française de la Biodiversité qui est chargée de faire la police de l'eau. Ses investigations  permettent d'engager des procédures judiciaires contre les responsables des pollutions des milieux naturels aquatiques. 

Des stations d'épuration de la Communauté d'agglomération Grand Sud Caraibes, défaillantes, et dont le dysfonctionnement conduit au rejet des eaux usées en mer, c'est là le deuxième dossier qui vaut à Lucette Michaux-Chevry d'être convoquée devant la justice en juin prochain.  En cause, les pannes récurrentes des stations de relevages des eaux usées. Ces dernières se déversent donc directement en mer comme a pu le constater l’Agence Française de la Biodiversité, désormais en charge de la police de l’eau.
Une police qui compte pleinement jouer son rôle en Guadeloupe

Source: Guadeloupe 1er

La caraïbe craint la dengue

A travers un communiqué, l'agence caribéenne de santé public préconise aux pays de la Caraïbe de prendre les mesures nécessaires pour prévenir la propagation du virus qui affecte déjà l’île de la Jamaïque.

L’agence caribéenne de santé publique (CARPHA) redoute une nouvelle épidémie régionale de dengue. Après le Chikungunya en 2014 et le Zika en 2016, l’organisation indique qu’en « 2018, l’Amérique latine a enregistré une augmentation significative du nombre de cas de dengue. » Et que « l’épidémie de dengue en Jamaïque a accru le niveau d’inquiétude dans les autres îles de la caraïbes. » L’agence caribéenne de santé publique encourage donc les pays de la région de mettre en œuvre des mesures renforcées pour réduire la reproduction et prévenir la propagation des moustiques. « Avec l’arrivée de la saison des pluies dans quelques mois, les activités de lutte contre les moustiques et de sensibilisation doivent être intensifiées » selon l’agence qui recommande de suivre plusieurs axes prioritaires : mettre en place des campagnes de prévention localement, éliminer les gites larvaires, intensifier la surveillance du virus et préparer une offre de soins adaptée.

Source: RCI

Les sargasses déja d'attaques

 Les sargasses ne nous ont accordés que 3 mois de répit. Elles reviennent en bancs serrés. L'ordre de mobilisation est lancé.

Depuis fin septembre, la situation s'était détendue sur le front des sargasses. Mais le répit aura été de courte durée. Des échouages sont constatés depuis quelques jours et les images de surveillance satellitaires sont formelles : de très nombreux radeaux se rapprochent et nous menacent.
 

Cette menace pèse particulièrement sur la côte est de la Grande-Terre, La Désirade, Marie-Galante — « ceinturée par les algues » — et les Saintes, elles aussi encerclées. D'autres radeaux arrivent par l'est et le sud-est.
Du côté des îles du Nord, la situation n'est guère meilleure. Des radeaux détectés à l’est de Saint-Barthelemy, devraient en partie dériver vers cette île. D'autres, nombreux, sont également détectés au sud-sud-ouest de Saint-Barthélémy. Mais dans ce secteur les courants s’orientent d’est en ouest : ces radeaux devraient donc dériver en direction de Saint-Martin.

UN CHARBON ACTIF ?
C'est dans ce contexte que le préfet va présider lundi la réunion hebdomadaire de la Mission Sargasses. Des opérations d'enlèvement sont d'ores et déjà en cours sur les sites touchés, où la surveillance sanitaire a été activée. Il importe de faire le point sur le matériel disponible, et de veiller à une bonne articulation entre le plan départemental de lutte contre les échouages et les plans communaux de sauvegarde.
 
 
Parallèlement, les études se poursuivent. Ainsi, on a appris dans le cadre des Rencontres scientifiques de la Région que des pistes de valorisation des algues brunes se dessinaient, notamment via leur transformation en charbon actif, très efficace dans le traitement des eaux. Le laboratoire COVACHIM-M2E de l'université des Antilles planche sur cette piste, ainsi que sur l'utilisation des sargasses dans la fabrication de matériaux composites.