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Semaine Caribéenne de Dépistage

 Du lundi 17 au dimanche 23 juin 2019

Promouvoir un dépistage VIH précoce, banalisé, généralisé et répété régulièrement

La semaine caribéenne de dépistage aura lieu sur nos territoires (Guadeloupe, ses îles et St Martin) du 17 au 23 juin 2019.
Elle s'inscrit dans la stratégie mondiale de l'ONUSIDA 2016-2021 qui a pour objectif d'accélérer la riposte pour mettre fin à l'épidémie de sida en tant que menace pour la santé publique d'ici à 2030.

 

 

 

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La Guadeloupe à la pointe de l'énergie éolinne

La Guadeloupe est à la pointe de la technologie « verte » avec l’inauguration officielle samedi du parc éolien de Sainte-Rose, le plus grand des Antilles françaises.

8 éoliennes de 123 mètres de haut installées sur deux sites, dans les hauteurs de Bellevue et de l’Espérance, capable de subvenir à la consommation électrique de 17 mille personnes. Coût total du projet : 50 millions d’euros. Le parc éolien sera exploité par la société « Sainte Rose énergies » avec comme principaux actionnaires la compagnie Valorem, la Caisse des dépots et le syndicat mixte d’économie locale EnR piloté par le SyMEG, le syndicat mixte d’électricité de Guadeloupe.

Le SyMEG est l’un des acteurs importants du projet à travers le Syndicat d’économie mixte locale EnR crée en 2015. D’autres projets autour des énergies renouvelables sont à l’étude: Eolien offshore, solaire, métanisation et agro-voltaïque.

 

Estimations d’incidence et de mortalité à une échelle régionale

Cancer : premières estimations régionales de l’incidence et de la mortalité pour 24 types de cancers aux Antilles-Guyane

Pour la première fois, des estimations d’incidence et de mortalité à une échelle régionale et départementale pour 24 types de cancers dans l’Hexagone et aux Antilles-Guyane viennent d’être publiées.

C’est une première. Dans le cadre du programme relatif à la surveillance et à l’observation épidémiologiques des cancers, le Réseau français des registres des cancers (Réseau Francim), le service de biostatistique et de bioinformatique des Hospices Civils de Lyon, l’Institut national du cancer et Santé publique France publient pour la première fois des estimations d’incidence et de mortalité à une échelle régionale et départementale pour 24 cancers dans l’Hexagone et aux Antilles-Guyane. 

En analysant treize régions métropolitaines et trois régions d’Outre-Mer (Guadeloupe, Guyane et Martinique) sur la période 2007-2016, les données livrées sous forme de seize synthèses régionales et départementalespermettent de dégager les grandes tendances et d’avoir un aperçu des principaux cancers par territoire ainsi que leurs spécificités et leurs disparités.
 

Synthèse Guadeloupe

Le rapport consacré à la Guadeloupe relève que ce département fait face à une forte prévalence des maladies chroniques (diabète de type 2, hypertension artérielle, accidents vasculaires cérébraux et insuffisance rénale chronique terminale), et à un taux élevé de mortalité prématurée et de mortalité infantile. Elle connait par ailleurs des limites dans l’offre de soins (faible densité médicale) et dans l’offre d’accueil.

Parmi les faits les plus marquants, la synthèse note "1.528 nouveaux cas de cancer par an (toutes localisations confondues) dont 62% chez l’homme." Chez ce dernier, "le cancer le plus fréquent, responsable chaque année de plus de la moitié des nouveaux cas est celui de la prostate (57 %), loin devant le cancer colorectal (9 %) et de l’estomac (5 %). Chez la femme, le cancer le plus fréquent est le cancer du sein (37 %), loin devant le cancer colorectal (12 %) et du corps de l’utérus (7 %)."

 

Sur la période étudiée, on compte 660 décès par cancer par an en Guadeloupe dont 57% chez l’homme. Si cette situation est favorable par rapport à la France hexagonale (toutes localisations confondues), l’étude évoque néanmoins un excès d’incidence et de mortalité pour les cancers de la prostate, du col de l’utérus, de l’estomac et les myélomes multiples. Par ailleurs, il y a des incidences plus faibles mais en augmentation pour les cancers du sein, colorectal et du poumon.

Le rapport mentionne certains facteurs d’explication, entre autres : "l’augmentation du tabagisme en particulier chez les femmes ; les modifications des modes de vie et des habitudes alimentaires à l’origine d’un taux élevé d’obésité, facteur de risque de cancer, notamment colorectal ; la pollution environnementale par les pesticides et particulièrement la chlordécone, qui doit faire l’objet de recherche pour d’autres localisations que la prostate."
 

Synthèse Guyane

Le climat équatorial favorise le développement de maladies transmissibles d’origine virale, microbienne ou bactérienne, dont certains agents infectieux participent au développement de la pathologie cancéreuse, explique l’étude. "Par ailleurs, le retard de diagnostic, le manque de prévention, une offre de soins inégalement répartie et insuffisante font que le cancer reste une pathologie redoutable et redoutée, très complexe à gérer, en Guyane".

Le rapport précise qu’une concertation visant à coordonner les stratégies avec la Martinique et la Guadeloupe permettrait une prise en charge complémentaire des cancers identifiés avec des caractéristiques similaires ou spécifiques, au sein des trois régions. Il ajoute également qu’ "en matière de recherche scientifique, ce territoire constitue un véritable laboratoire d’études épidémiologiques et cliniques inédites : focus sur les cancers rares et/ou typés, HIV et cancers, etc."

 

Concernant les principales tendances, on relève "456 nouveaux cas de cancer par an (toutes localisations cancéreuses confondues) dont 54% chez l’homme. Le cancer occupe la deuxième place parmi les affections de longue durée les plus fréquentes, derrière le diabète (type 1 et 2). Les localisations qui représentent la moitié des cancers incidents chez l’homme sont: prostate (32 %), côlon-rectum et poumon (9% chacun). Les localisations qui représentent plus de la moitié des cancers incidents chez la femme sont : sein (26 %), col de l’utérus (12 %), côlon-rectum (8 %) et thyroïde (5 %)."

Les cancers représentent 17% du nombre total des décès enregistrés chez les résidents en Guyane. De 2007 à 2014, le cancer a constitué la deuxième cause de mortalité dans cette région, se situant au troisième rang chez l’homme (16,5 %) derrière les "causes externes de blessure et d’empoisonnement" (19,9 %) et les "maladies de l’appareil circulatoire" (17,6 %). Chez la femme, les décès par cancer occupent la deuxième place derrière les "maladies de l’appareil circulatoire" (20,6 %).
 

Synthèse Martinique

Tout comme la Guadeloupe, la Martinique fait face à une forte prévalence des maladies chroniques (diabète de type 2, hypertension artérielle, accidents vasculaires cérébraux et insuffisance rénale chronique terminale).

Selon le rapport, les indicateurs sanitaires s’accompagnent d’un profil épidémiologique particulier des cancers en Martinique. Plus de 1500 nouveaux cas de cancers invasifs sont enregistrés chaque année avec un sexe-ratio Homme/Femme de 1,5. Par ailleurs, "les taux d’incidence standardisés monde de 301,6 pour 100.000 personnes-années chez les hommes et 168,4 chez les femmes, placent la Martinique parmi les régions de France ayant les plus faibles taux d’incidence de cancer avec la Guadeloupe et la Guyane. La distribution des cancers diffère sensiblement de celle de l’Hexagone avec de fortes disparités pour certaines localisations cancéreuses."
 

Chlordécone : "valeurs limites acceptables"

Le ministre de la Transition Ecologique et Solidaire a annoncé, à l'Assemblée nationale, la possible création 3 sièges et non plus 2 pour les Outre-mer à l'Office français de la biodiversité, une prise de position dans le dossier de la Montagne d'Or dans deux semaines, l'autonomie énergétique, la poursuite des actions contre les sargasses : ce sont quelques uns des sujets abordés par le ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, lors de son audition par la délégation aux Outre-mer.


François de Rugy a évidemment évoqué aussi le dossier chlordécone, en annonçant notamment que les limites maximales de résidus pour certains aliments allaient être revus à la baisse.
Un arrêté sera signé la semaine prochaine pour abaisser les valeurs limites acceptables de chlordécone, un insecticide cancérogène longtemps utilisé en Guadeloupe et Martinique.

Utilisé jusqu'en 1993 aux Antilles par les producteurs de bananes, le chlordécone, insecticide cancérogène et perturbateur endocrinien, est toujours présent dans les sols où il peut persister environ 600 ans et peut se retrouver notamment dans certaines denrées d'origine végétale ou animale ainsi que dans certains captages d'eau. 
                  
Ce décret "garantira un haut niveau de protection sanitaire pour les consommateurs", a indiqué le ministre, répondant à la députée Laurence Vanceunebrock-Mialon (LREM), lors d'une audition devant la délégation des Outre-mer de l'Assemblée nationale.               
Une association guadeloupéenne avait déposé un recours fin juin 2018 devant le tribunal administratif de Paris pour demander l'abrogation d'un arrêté de 2008 fixant des limites autorisées de résidus (LMR) de chlordécone dans les produits alimentaires, trop hautes, selon elle. 
                  
"Pour les fruits et légumes, il y a déjà des catégories très claires de légumes qui fixent le chlordécone, et sont donc impropres à la consommation", sur les terrains contaminés, a rappelé le ministre.

Chloredécone: Risque et conséquences sur un appel à projet

Lien entre chlordécone et cancer de la prostate : bientôt un appel à projet

Un appel à projet sera lancé au premier semestre 2019 pour mettre en place une étude sur le lien entre exposition au chlordécone, un insecticide cancérogène très utilisé aux Antilles, et survenue d'un cancer de la prostate, a annoncé mardi le gouvernement.

Interrogée au Sénat par le sénateur Dominique Théophile notamment sur les études "encore trop peu nombreuses" sur le lien entre le pesticide et le cancer de la prostate, la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Santé Christelle Dubos a expliqué que l'Institut national du Cancer avait été saisi en avril 2018 afin de "mettre en place une étude pour répondre à la question du lien" entre exposition au chlordécone et cancer de la prostate et "d'organiser le lancement d'un appel à projet".
    

Des propositions en cours d'analyse

Les propositions de l'Institut, rendues en décembre 2018 sont "en cours d'analyse" et "un appel à projet sera lancé au cours du premier semestre 2019". Concernant la reconnaissance des maladies professionnelles en lien avec le cancer de la prostate et l'exposition au chlordécone, elle a également annoncé que des travaux d'expertise de l'Inserm et de l'Anses sur "le cancer de la prostate et son lien avec l'exposition au pesticide" seraient "versés à l'instruction des commissions en charge de la création des tableaux de maladies dans le courant du premier semestre 2019". "Il convient d'attendre la fin du second semestre 2019 pour voir aboutir la procédure", a-t-elle précisé.


La "responsabilité de l'Etat"

Lors de son déplacement aux Antilles fin septembre, Emmanuel Macron avait annoncé que l'État devait "prendre sa part de responsabilité" dans la pollution au chlordécone. Il avait alors dit que "l'état des connaissances scientifiques" ne permettait pas de "certifier" la dangerosité de la molécule pour la santé humaine, bien que l'on "présume le lien avec les naissances prématurées, les retards de développement cérébral et d'autres pathologies".


Mais il avait annoncé "la procédure d'ouverture du registre des maladies professionnelles" pour les personnes particulièrement exposées au chlordécone. Utilisé jusqu'en 1993 aux Antilles par les producteurs de bananes, l'insecticide est toujours présent dans les sols où il peut persister environ 600 ans.