Une étude du CSA pour le service de financement Cofidis relève un reste à charge toujours plus élevé quand il s'agit de se soigner, incitant un Français sur trois à renoncer aux soins, faute de moyen.

La fin du reste à charge mise en place progressivement à compter de janvier 2019 pourrait aider à pallier ces difficultés financières.
 
 
La fin du reste à charge mise en place progressivement à compter de janvier 2019 pourrait aider à pallier ces difficultés financières. © AFP / DENIS CHARLET

C'est une situation que la fin du reste à charge, qui va être progressivement mise en place à compter du 1er janvier et jusqu'en 2021. Mais pour l'heure, le budget annuel santé des Français s'élève, en moyenne, à 715 euros d'après l'étude du CSA pour Cofidis publiée ce mardi.

 

Une étude qui souligne la forte variation des dépenses de santé selon l'âge (934 euros en moyenne pour les plus de 50 ans) mais aussi selon la région. Une variation conséquente, puisque ces dépenses font de 481 euros dans la région Centre-Val-de-Loire à 1 166 en moyenne en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Cette somme moyenne comprend les dépenses prises en charge par la sécurité sociale et la mutuelle, soit notre couverture maladie, mais comporte aussi un reste à charge qui s'élève en moyenne à 232 euros.

En la matière, 57 % des Français estime que ce reste à charge a augmenté ces cinq dernières années, une augmentation plus remarquée chez les seniors qui s'explique par les soins pour lesquels il faut souvent compter des dépassements de barèmes, tels que les soins dentaires, les soins d'optique et les prothèses auditives.

Les Français peu convaincus par le "zéro reste à charge"

Résultat, se soigner pèse davantage sur le budget. Un Français sur cinq (18 %) a déjà rencontré des difficultés pour payer ses frais de santé au cours de l'année passée et 30 % des personnes sondées disent avoir renoncé à se soigner pour cette raison, en particulier parmi les classes socio-professionnelles les moins aisées.

Plus inquiétant, 13 % des sondés qui ont été confrontés à des difficultés financières pour se soigner ont eu recours à un crédit à la consommation pour financer leurs soins.

Si la mise en place progressive du remboursement en totalité des appareillages auditifs, des lunettes et des prothèses dentaires est attendue, 90 % des Français craignent une augmentation du coût de leur mutuelle.

 

source: France-inter