Transission énergétique, du charbon à la biomasse
- mardi 27 novembre 2018 09:48
- Yannick MERLO
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Un nouveau palier franchi par Albioma Caraïbes. L’unité de production électrique du Moule va muer pour être plus respectueuse de l’environnement.

Moins d'émissions de CO2 dans l'air et plus de production électrique, c'est le projet du groupe Albioma présent aux Antilles. La Commission de Régulation de l’Energie a validé un avenant entre EDF et la société Albioma, le 15 novembre dernier. La Centrale Albioma Caraïbe au Moule devrait voir disparaître la production de charbon pour proposer de l'énergie renouvelable. Elle verra sa production augmentée.
Ce n'est un secret pour personne, l'énergie fossile doit disparaître de la production électrique. C'est en ce sens que l'avenant liant le groupe Albioma et EDF a été validée par l'autorité de régulation en la matière. Il sonne comme un nouveau départ pour le site du Moule pour la Centrale Albioma Caraïbe. Le nouveau projet verra non seulement augmenter la production d'électricité dans notre archipel, mais en plus, baisser les émissions de CO2 dans l'air.
A terme, le projet permettra de passer de 20% la part d’énergies renouvelables pour la Guadeloupe, à 35%.On se rapproche de l'objectif fixé de 50%, fixé par les autorités. Pour l'heure, le site produit quelques 260 GWh (gigawattheure) d'électricité par an; soit 15% de la production de l'archipel. Dans le même temps avec ce projet, la centrale réduira ses émissions de CO2. On parle d'une réduction de plus de 265 000 tonnes. La centrale devrait mettre fin au charbon pour un passage passage à la biomasse. Au final, cela représenterait une baisse de l’ordre de 87 % par rapport à son fonctionnement actuel au charbon. Le site du Moule devrait ainsi se calquer sur le type de production du dernier site du groupe en Martinique; avec une production 100% biomasse/ bagasse, avec une puissance de 40 Méga Watts.
Pour sa part, après cette décision de la CRE, Frédéric Moyne, Directeur Général d'Albioma, a déclaré :
Nous nous réjouissons de cette annonce. Elle permet au Groupe de mettre en oeuvre sa stratégie de contribution à la transition d'énergétique des territoires d'Outre-mer, conformément aux objectifs arrêtés par les programmations pluriannuelles de l'énergie (PPE).
Nb: Pour rappel, La centrale Albioma Caraïbes, d'une puissance installée de 34 MW, produit environ 260 GWh d'électricité par an (soit 15 % environ de la consommation du territoire
Sources: RCI & Guadeloupe première
Pas d'ages pour prendre soin de notre flore
- mardi 27 novembre 2018 09:14
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Les lycéens de Convenance veulent restaurer la forêt marécageuse de Goyave
Les élèves du Lycée Agricole, Alexandre Buffon. Guidés par des agents du Parc National, ils sont partis ce matin, à la découverte d'un littoral touché par l'érosion. Une première étape d'un projet qui pourrait les orienter vers le développement durable ou la préservation de l'environnement...

Préparer le bac technologique "Sciences et Technologies de l'Agronomie et du vivant" c'est d'abord vivre pleinement la devise du Lycée Agricole auquel on appartient : " Les métiers de la nature et du vivant".
Ainsi, durant toute la semaine, les élèves de cette filière sont vraiment sur le terrain avec un projet à mettre en oeuvre : La restauration de la forêt marécageuse par la plantation de mangle médaille. Un thème d'actualité puisqu'il associe la problématique environnementale avec la formation et le partenariat avec des organismes publics.
Ils étaient donc à pied d'oeuvre dés ce matin sur la plage de Sainte Claire à Goyave, pour constater la dégradation de la forêt marécageuse, en raison de la montée des eaux.
Une occasion de faire des constats avec l'aide des agents du Parc National mais aussi, d'évaluer les solutions qu'il faut pouvoir mettre en oeuvre...
RESTAURATION DE LA FORET MARECAGEUSE
Les lycéens iront aussi sur le Canal de Perrin aux Abymes, non loin de "Taonaba", la Maison de la Mangrove; où ils découvriront une autre réalité, la concurrence entre la mangrove et la forêt marécageuse. Ensuite, il sera temps d'organiser la replantation. Un exercice qu'ils entreprendront jusqu'à la fin de la semaine
Dengue : La Guadeloupe au bord du stade épidémique
- lundi 26 novembre 2018 09:42
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L’ARS pourrait déclencher le stade épidémie de dengue dans quelques jours, si le nombre de cas de malade confirmés ne se stabilise pas. En fin de semaine dernière, on comptait déjà 11 cas confirmés par l’Agence Régionale de Santé.
Il n’y a pas encore d’épidémie de dengue déclenchée. Dans un tel cas, les autorités sanitaire utiliseront le PSAGE.
Le PSAGE dengue est le programme de surveillance d’alerte et de gestion des épidémies de dengue. C’est le document qui prévoit le mode de gestion des crises épidémiques. Il prévoit deux instances : d’abord la cellule de gestion des phénomènes épidémiques, véritable instance de décision, présidée par le préfet de région et l’ARS et, ensuite, un comité d’experts des maladies infectieuses.

Les maires et les présidents de collectivités majeures sont associés. 5 phases du PSAGE sont prévues.
- La phase inter-épidémie
- la phase de début d’épidémie
- la phase l’épidémie avérée
- la phase hémorragique
- la phase de fin d’épidémie.
Le programme prévoit une manière de procéder, en impliquant essentiellement la prévention, mais aussi l’hospitalisation.
Si l’épidémie est avérée et déclenchée par l’ARS, un mode de gestion est déjà prévu
Des précautions et des conseils d'usage
Pour éviter toute épidémie de dengue, il faut détruire les foyers des moustiques. Des réserves d’eau non protégées, des eaux stagnantes. Il faut aussi se munir de répulsif et de vêtements adaptés afin de se protéger.
L’objectif du plan de surveillance d’alerte et de gestion des épidémies de dengues, le PSAGE, c’est dans un premier temps de contrôler l’extension des foyers de transmission de dengue, de limiter l’ampleur et l’impact sanitaire de l’épidémie. Il s’agit aussi d’organiser la réponse sanitaire indispensable pour enrayer la propagation.
Les élus sont impliqués pour les démoustications au plus près de la population. Les médecins dit de ville sont sensibilisés. Dès la phase 2, le début de l’épidémie, le système de soins fait l’objet d’une attention particulière de la cellule de gestion, avec un suivi hebdomadaire du nombre d’hospitalisation. La période d’environ 5 mois est tendue, mais la gestion de la crise épidémique est efficace généralement, pour nos régions, tout au long de la phase 3 d’épidémie avérée.
A défaut, et dans le pire des cas, la phase 4 est déclenchée. C’est le pallier de dengue hémorragique.
Les capacités de réactions en Guadeloupe et dans la Caraïbe
Aujourd’hui, ni la Guadeloupe, ni la Martinique n’ont été confrontées, jusqu’ici, à une situation de dengue hémorragique qui déborde les services hospitaliers. Dans ce cas, le plan blanc est actionné. Il faudra alors adapter la réponse hospitalière. Selon les dernières données connues. Si une telle situation se produit, pour la zone caraïbe, il faut prévoir un taux de 1 pour 1000 de dengue hémorragique, soit 300 à 400 hospitalisations pour notre Archipel.
Dans cette situation, le CHU de la Guadeloupe est-il prêt à faire face à une épidémie d’ampleur ? Oui, selon Gérard Cotellon, le directeur du Centre Hospitalier Universitaire de la Guadeloupe. L’établissement hospitalier est prêt à faire face à la dengue, mais aussi à la bronchiolite.
source: Guadeloupe 1ère
10 ans de la recherche clinique en Guadeloupe
- jeudi 22 novembre 2018 16:37
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Pour marquer les dix années de sa structuration, et après sa journée grand public d'hier, la Délégation à la Recherche Clinique et Innovation se penche aujourd'hui et demain sur ces perspectives d'avenir dans le cadre de ses journées scientifiques

Cette année marque les dix ans de la structuration de la Recherche Clinique sous sa forme actuelle avec l’installation de la Délégation à la Recherche Clinique et Innovation (DRCI) et la création du Centre d’Investigation Clinique (CIC).
Dans un contexte difficile, le CHU de la Guadeloupe maintient son activité de recherche sur des pathologies qui concernent tous les Guadeloupéens dans l'environnement caribéen : la drépanocytose, le diabète, le ZIKA ou le chikungunya, les cancers, le Parkinson atypique et bien d’autres.
A l’heure de la médecine personnalisée qui consiste à adapter les traitements en fonction des caractéristiques des patients et de leurs maladies, chacun est potentiellement concerné par ces projets de recherche menés sur le territoire de la Guadeloupe. Raison pour laquelle la délégation avait choisi, avant d'entamer ses journées scientifiques aujourd'hui, d'aller à la rencontre du public hier pour mieux se faire connaître ou même reconnaître puisque, le grand public ne le sait pas toujours mais la recherche clinique en Guadeloupe est à l'origine de nombreux pas faits par la médecine et mis à la portée des patients.
La recherche a besoin de vous
Car c’est grâce à vos échantillons biologiques que les études pourront avancer. Selon Jacqueline Deloumeaux, médecin responsable de la recherche clinique au CHU de Pointe-à-Pitre et responsable du centre ressource biologique Karubiotec : "Il y a toujours une forme de réticence, dès qu'on parle de signer un consentement, de faire un prélèvement de sang, les gens ont une réticence primaire au premier abord de participer à un essai clinique. L'obstacle principal, c'est de convaincre les gens de démystifier la recherche et de les inciter s'ils sont sollicités pour participer à un essai. Il faut savoir qu'il y a un parcours du patient, il y a un guide qui est disponible pour eux. C'est pour rassurer le patient car à chaque étape, les choses sont encadrées."
Notez enfin, que les journées des 10 ans de la recherche clinique en Guadeloupe se poursuivent à l'Espace Régional du Raizet jusqu'à la fin de la semaine où il sera question d'éthique en recherche ou encore des présentations des résultats d'études menées depuis 10 ans notamment sur le zika. L'accès est ouvert à tous.
La Guadeloupe, 6ème acheteur de glyphosate en France
- jeudi 22 novembre 2018 09:34
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Les départements qui ont acheté le plus de pesticides comme le glyphosate en 2017 et ceux qui en ont consommé le moins sont répertoriés dans un classement publié ce mardi matin (20 novembre 2018) par l'association Générations Futures. La Guadeloupe prend la 6ème place
Des "Glyph'Awards" d’or, d’argent et de bronze
Si la Martinique a acheté 1,14 kg d'herbicide par hectare et obtient le "Glyph'Awards" de bronze, la Guadeloupe est 6e du classement avec 0,98 kg par hectare et la Guyane 34e (0,35kg/ha). La moyenne nationale est de 0,326kg/ha.
À l'inverse, en jaune clair les départements de la Lozère, la Corse du Sud ou encore le Cantal sont ceux qui ont acheté le moins.
Ce classement très sérieux établi par l'association Générations Futures, a été publié ce mardi matin (20 novembre 2018), avec une touche d'humour puisqu'il s'agit de remettre des "Glyph'Awards" aux présidents des chambres d'agriculture des départements qui utilisent le plus ce type de pesticide.
Le glyphosate est l'herbicide le plus utilisé dans le monde. Son usage est controversé depuis plusieurs années, il doit être interdit d'ici à trois ans en France.

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